L’arbre indispensable organisait le Vendredi 22 mai 2015 St-Uniac, avec la participation de la Chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine, des conseillères Breizh Bocage du Pays de Brocéliande, le Centre de la Propriété Forestière, et de l’entreprise Couet, une grande journée de mise en valeur du bois de bocage.

Ce fut l’occasion de valoriser chênes, chataigniers, merisiers issus du bocage.

L’observation de chaque grume permet de definir comment on va l’exploiter

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Puis la grume par pour le sciage

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Les premiers coup de lame permette de retirer l’aubier

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En fonction de la qualité de l’arbre on peut sortir une poutre, des plateaux, des planches

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Cette journée fût une vraie démonstration de l’exploitation et de la valorisation maximum d’arbres issus du bocage. Sont sorti de la scierie mobile « Atout Bois » des poutres, des plateaux destinés à la fabrication d’un escalier et des planches.

Voici d’autres photos non classées:

L’arbre indispensable organise le Vendredi 22 mai 2015 de 10h à 16h à St-Uniac, avec la participation de la Chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine, des conseillères Breizh Bocage du Pays de Brocéliande, le Centre de la Propriété Forestière, et de l’entreprise Couet, une grande journée de mise en valeur du bois de bocage.

Des arbres seront valorisés au mieux en bois d’oeuvres grâce à la scierie mobile « Atout Bois » de M. Henri Guivarch.

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Des professionnels du bois seront présents pour analyser la qualité et les valorisations possibles de ce bois d’oeuvre. Les conseillères Breizh Bocage vous informeront sur le programme de restauration du bocage. Un tour des arbres de la parcelle, des plus jeunes (moins de 5 ans) aux plus âgés, sera proposé pour échanger sur la gestion des haies et parfaire votre connaissance des essences.

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Cette ragosse de 8,60 de tronc sera optimisée au mieux lors du sciage, soit en poutre ou poteaux, plateaux.

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Seront sciés également du chataignier, chênes et deux merisiers qui étaient en bout de course, sans doute un peu abimés.

Le merisier, pourtant considéré comme bois précieux, n’a plus la côte. Il nous faut le réabiliter car c’est un trés beau bois, qui joue un rôle très important pour les insectes pollinisateurs. En ce moment le peu de merisiers qui restent sont en fleurs. On ne doit pas le voir disparaitre de nos paysages.

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Informations pratiques

Date : Vendredi 22 Mai 2015

Horaires : de 10h à 16h

Lieu : Sur la route entre Boisgervilly et St Uniac, au niveau du lieu dit La Rabine.

Restauration : Boisssons et grillades vendues sur place.

Contact Arbre indispensable :

  • J-Y Morel 0685687730
  • Xavier Mallet : 0609657365

Contact Chambre Agriculture Ille et Vilaine:

  • Laëtitia Goupil 02 22 93 63 56

L’arbre indispensable organise le Vendredi 22 mai 2015 de 10h à 16h à St-Uniac, avec la participation de la Chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine, des conseillères Breizh Bocage du Pays de Brocéliande, le Centre de la Propriété Forestière, et de l’entreprise Couet, une grande journée de mise en valeur du bois de bocage.

Des arbres seront valorisés au mieux en bois d’oeuvres grâce à la scierie mobile « Atout Bois » de M. Henri Guivarch.

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Des professionnels du bois seront présents pour analyser la qualité et les valorisations possibles de ce bois d’oeuvre. Les conseillères Breizh Bocage vous informeront sur le programme de restauration du bocage. Un tour des arbres de la parcelle, des plus jeunes (moins de 5 ans) aux plus âgés, sera proposé pour échanger sur la gestion des haies et parfaire votre connaissance des essences.

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Cette ragosse de 8,60 de tronc sera optimisée au mieux lors du sciage, soit en poutre ou poteaux, plateaux.

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Seront sciés également du chataignier, chênes et deux merisiers qui étaient en bout de course, sans doute un peu abimés.

Le merisier, pourtant considéré comme bois précieux, n’a plus la côte. Il nous faut le réabiliter car c’est un trés beau bois, qui joue un rôle très important pour les insectes pollinisateurs. En ce moment le peu de merisiers qui restent sont en fleurs. On ne doit pas le voir disparaitre de nos paysages.

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Informations pratiques

Date : Vendredi 22 Mai 2015

Horaires : de 10h à 16h

Lieu : Sur la route entre Boisgervilly et St Uniac, au niveau du lieu dit La Rabine.

Restauration : Boisssons et grillades vendues sur place.

Contact Arbre indispensable :

  • J-Y Morel 0685687730
  • Xavier Mallet : 0609657365

Contact Chambre Agriculture Ille et Vilaine:

  • Laëtitia Goupil 02 22 93 63 56

Le 28 février 2015, l’arbre indispensable et la communauté de commune de Montfort organisaient une journée de formation sur la régénération d’une haie à partir de l’existant.

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Une vingtaine de personnes, impliquées à titres divers dans la protection de l’arbre, de l’eau et des savoir faire agricoles, ont partagé le plaisir de travailler sur un cas concret. Elles ont profité des explications et des conseils de Yannick Robert, Technicien Forêstier, sur les sujets suivants:

  • Observation
  • Précision du geste
  • Matériel
  • Technique d’abattage
  • Eclaircie
  • Régénération pour une optimisation de toutes les fonctions de la haie

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Cette journée a permis de mettre en lumière de jeunes baliveaux prometteurs et de participer à l’exploitation d’un châtaignier de 0,7 m3 de très belle qualité ébénisterie qui sera débité avec une scierie mobile le 22 mai prochain.

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Voici un petit exemple à ne pas suivre pour la conduite de vos haies

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Taillée ainsi, cette haie produira uniquement des branches qui iront encombrer nos déchèteries.

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Haie + Matériel + Main d’oeuvre + Carburant = Déchet

A quoi bon planter des arbres ?

L’association l’Arbre Indispensable et la Communauté de Communes « Monfort Communauté » organise une journée formation le 28 février sur la régénération d’une haie à partir de l’existant.

Au programme :

  • Observation de l’existant
  • Définition d’objectifs
  • Abattage de deux arbres à maturité avec démonstration de toutes les conditions de sécurité

Cette formation sera assurée par Yannick Robert, Technicien Forêstier.

Modalités :

  • Chaque particpant apporte un outil (faucille, crocs fourche faucillon)
  • Cette formation est destinée aux adhérents et sympathisans ou toute personne intéressée à la préservation du bocage.

Repas : Possibilité de manger le midi au restaurant Lebreton à Iffendic (renseignement et réservation au 0685687730)

Lieu : Rendez-vous aux Morgands à Iffendic. Route Montfort St Meen 3 km deuxième chemin sur la gauche après le château du Pin

Date : 28 février 2015

Horaire : 8 heures 45

Prix : Petite participation volontaire pour couvrir les frais

Venez nombreux

Jean-Yves Morel

Source : SCIC Bois Bocage Energie

Ce pourrait être le titre d’un nouvel épisode commentant le déclin inexorable de nos arbres champêtres. Episode que nous pensions éviter en créant une structure de territoire (la SCIC Bois Bocage Energie), associant de multiples acteurs, d’horizons variés, qui se sont mis autour d’une table pour un objectif commun : préserver le bocage par sa valorisation en une énergie locale et renouvelable. Mais d’autres en décident autrement : explications à travers la présentation de l’exemple suivant.
Il s’agit ici d’une reprise d’exploitation agricole (46 Ha dont 7 labourables) qui en effet, nécessitait quelques réaménagements parcellaires et l’entretien des haies (abattage des beaux sujets, sélection de jeunes arbres, limitation de l’emprise des branches sur les parcelles,…).
Mais pas comme cela ! (voir les photos)
Cela s’est transformé en un chantier de coupe de bois, avec un savoir faire discutable, sans éthique, sans logique d’exploitation, sans gestion durable.
Sur les 46 ha ; 6,5 km de haies très fournies ont été intégralement coupées avec des matériels spécialisés (Tête d’abattage). Le volume estimé est de 1000 Tonnes 1!!!, sûrement davantage… Pour une partie, ces arbres ne repousseront pas car il s’agit essentiellement de hêtres qui rejettent très difficilement de souche. Seuls, les noisetiers, frênes, aubépines et autres châtaigniers repartiront. Mais les souches éclatées nous laissent dubitatifs quant à leur devenir sanitaire. Ce bois vient d’être déchiqueté, puis transporté directement vers les chaufferies de la région ou d’ailleurs. Les pelleteuses ont pris la suite pour arracher une partie des 6,5 km. Cet exemple est à l’image de dizaines de chantiers en cours sur les communes voisines et bien au-delà, dans la région et toute la France.
Et ce n’est pas fini….

Les chantiers « clés en main » proposés par différentes sociétés se multiplient partout. On assiste même à une concurrence entre les sociétés, avec des commerciaux qui vont de ferme en ferme, proposer leurs sinistres services. Lors des derniers chantiers, les plaquettes partaient pour Rennes, pour Rouen, d’autres « vers Angers », « entre Nantes et Bordeaux ».
Jamais de destinations très précises, ce qui est encore plus inquiétant. On ne sait pas où le bois est transporté. Ceux qui le réceptionnent n’en connaissent pas la provenance !
Cette course au bois est un véritable fléau. Que va-t-il rester de nos bocages ? De nos bosquets ?
Et pour soit disant produire une énergie verte !
Et la filière commence à manquer de bois. Du coup, les importations de bois en provenance d’Amérique du Sud ou du Nord, de la Mer Baltique et d’ailleurs ont aussi commencé, sur les ports de Caen, Rouen, Nantes,…
Mais à quel prix ? Quelles conditions sociales ? Quelles éthiques environnementales ?
Quand on voit les comportements dans notre région, on est en droit de se demander ce qui se passe à l’autre bout de la planète ?
Or, le bois énergie pour demain ; ce sont des dizaines de chaudières comme Rennes et trop peu de petites chaufferies locales. (cf note de bas de page)

Alors quoi faire

A court terme

  • informer le grand public sur :
    • l’image faussée de cette énergie renouvelable, tant il est admis que se chauffer au bois est un véritable gage de respect de l’environnement. Certains le font bien, d’autre n’importe comment.
    • es pertes irréversibles engendrées par la disparition de ces arbres et de nos bocages ; sur la qualité de l’eau, la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique, notre cadre de vie et j’en passe …
  • Alerter et faire remonter l’information concernant ces chantiers abusifs, afin de mesurer l’ampleur du phénomène au niveau national. Croiser les informations pour mieux identifier ces sociétés. Qui les missionne ? A qui vendent-elles le bois ? combien de kilomètres parcourus ? Le bois est-il rémunéré à sa juste valeur ? (notre structure : Bois Bocage Energie, a déjà fait les frais d’une de ces sociétés qui est depuis en liquidation et n’a pas payé une trentaine de structures).
  • Alerter sur les dérives actuelles de cette filière bois. Les scieries commencent à avoir des difficultés à s’approvisionner par effet de concurrence entre bois énergie et bois d’industrie, de l’augmentation des cours qu’elles ne peuvent plus suivre,…
  • Interpeller les élus (locaux, régionaux, nationaux, …) qui, pour la plupart, ne connaissent pas la mécanique qui se cache derrière la mise en place de leurs projets. Ils font confiance aux services ou aux grands opérateurs de l’énergie, mais c’est bien connu : « le diable est dans les détails »
  • Inviter l’ADEME et les représentants du ministère de l’environnement à se déplacer et prendre conscience des conséquences de l’absence de cahier des charges dans les appels à projets bois qu’ils financent.
  • Demander un moratoire sur la construction de nouvelles chaufferies (de fortes puissances), tant qu’un état des lieux très clair n’est pas fait sur les chaufferies actu

A moyen terme

  • En faire le support pour un changement de cap radical dans
    la gestion des haies, des boisements, des petits massifs, des taillis et l’approvisionnement des chaufferies
  • Pointer du doigt ces sociétés qui abusent et détruisent. Boycotter celles qui achètent le bois issu de pillage.
  • Réformer les critères des organismes de certification qui acceptent ces dérives (l’entreprise en question est labellisée PEFC)
  • Interpeller sur l’urgence de co-construire des Chartes (régionales, nationales) sur la gestion durable qui imposeraient aux fournisseurs de bois des pratiques faisant œuvre de déontologie.
  • Conditionner l’octroi des aides à l’investissement « chaufferies », à des achats de matières tracées ‘’durables’’ (cahier des charges pour les acheteurs publics)
  • Réorienter la politique « bois énergie » vers des projets plus modestes, plus efficaces sur l’éthique, le bilan carbone, la traçabilité de la ressource, la rémunération des acteurs…
  • Co-construire des outils enfin efficaces sur la préservation des bocages, alliant efficacité agricole et adaptation aux évolutions, par des plans de gestion ou des plans d’aménagement à l’échelle des communes et des exploitations.

Nous ne souhaitons pas faire l’apologie d’un modèle contre un autre, de solutions bonnes ou mauvaises. Nous souhaitons une véritable prise de conscience sur les dérives de cette filière qui s’est développée trop vite et de manière anarchique. A l’image de notre société aujourd’hui, qui faute d’anticipation et surtout d’écoute, pense faire bien en faisant mal.

Indignons nous ! Et reconstruisons ensemble un autre modèle.

Le Conseil d’administration de Bois Bocage Energie

Société Coopérative d’intérêt Collectif : Bois Bocage Energie

Place de l’église 61800 CHANU

1 1_apres 2 3 4 5 6 7a 7b 7c 7d 8 8b 9Tél. : 02 33 65 15 56 – Mail : secretariat@boisbocageenergie.fr – Site : http://www.boisbocageenergie.fr

source : inrap

L’étude d’un bâtiment en élévation, anciennement dédié à la pratique du jeu de paume, ainsi que celle  d’une parcelle d’environ 400 m2, a été menée par une équipe de 12 archéologues en 2014. Cette opération a permis notamment de retrouver l’état initial de la salle de la rue Saint-Louis, dite salle du Pélican, édifiée en 1605. Reconnu comme jeu de paume en 2011 grâce à une étude d’Elodie Baizeau, il s’agit de la plus ancienne salle en élévation conservée en France.

Le jeu de paume, l’ancêtre des sports de raquette

Les premiers jeux de paume, d’abord extérieurs aux villes, apparaissent à la fin du XIIe siècle. Avec leur introduction dans l’espace public au siècle suivant, la pratique du jeu devient extrêmement populaire. Les premières salles sont construites au XVesiècle afin de contenir la ferveur des spectateurs. Jusqu’à 250 salles sont édifiées à Paris, trois à Rennes. Deux jeux se distinguent alors : la courte paume en salle urbaine, comme c’est le cas à la salle du Pélican, et la longue paume, dans des espaces non couverts à l’extérieur des villes. Initialement, le jeu se pratique à main nue ou gantée de cuir ; il ne devient un sport de raquette que dans le courant du XVIe siècle.

 

Premiers résultats et bref historique du bâtiment de la rue Saint-Louis

Une salle de jeu de paume est généralement un bâtiment rectangulaire d’environ 30 mètres sur 10. Les visiteurs assistent aux parties soit depuis des galeries basses couvertes à l’intérieur, ou depuis des galeries hautes édifiées à l’extérieur du bâtiment. Elles font face à un mur, dit de bricole, parementé avec des blocs en matériaux tendres (calcaire, grès) afin de permettre le rebond de la balle.

Par ses dimensions de 28,82 mètres sur 9,15 mètres, la salle de Rennes est proche du standard normalisé par Garsault. Grâce à leurs observations, les archéologues ont pu mettre au jour son architecture initiale de poutres et de poteaux, dans un bon état de conservation. Si l’escalier et les galeries basses ont disparu, la présence d’assemblages orphelins sur des poteaux témoigne de l’existence au XVIIe d’une galerie haute sur la façade ouest. À l’est, le mur de bricole est actuellement en cours d’étude.

A la fin du XVIIe siècle, la pratique du jeu de paume est délaissée et le bâtiment devient alors propriété de l’évêché de Rennes. Il est intégré à un ensemble de bâtiments à vocation religieuse, dit Grand Séminaire. En 1690, il est restructuré et devient une chapelle. Son entrée se fait dorénavant depuis la nouvelle rue Saint-Louis ; à cet effet, le pignon sud donnant sur la rue est alors reconstruit. A l’intérieur, l’espace est restructuré avec l’aménagement d’un transept matérialisé par deux extensions sur les façades est et ouest alors que la charpente reçoit une voûte lambrissée en 1689-1690. En 1793, le Grand Séminaire devient un hôpital militaire et sa chapelle un lieu de stockage et de lingerie.

À côté du bâtiment, des vestiges de la ville antique

Jouxtant le bâtiment, la parcelle également fouillée par les archéologues permet de faire une remontée dans le temps avec la mise au jour d’une rue de la ville antique, sans doute en usage jusqu’au IVe siècle de notre ère. La présence de fondations empierrées révèle l’existence de bâtiments bordant la voie à l’est. Cette découverte permettra de compléter la trame urbaine de la ville antique, en partie connue par les opérations déjà menées par l’Inrap dans le centre de Rennes (parmi les plus récentes, celles des Jacobins ou de la place Sainte-Anne).

 

Dans le cadre du projet de restitution des affûts de canons du XVIIIème s. retrouvés dans une épave pour le musée de St Malo, François beau, de l’association « des hommes et des arbres », a équarri un pied d’orme à la ville chauvin.

L’orme était systématiquement utilisé pour cet usage car très résistant aux choc. Il pouvait également servir à la fabrication de marches d’escaliers pour la même raison

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source : ouest-france

la-guerre-des-haies-est-declaree

 

Il avait rasé à blanc des arbres centenaires lors d’un élagage de haies. Un agriculteur d’Eure-et-Loir est condamné à verser 170 000 €, pour préjudice environnemental.

Dans sa ferme du Croix-au-Perche (Eure-et-Loir), Philippe Neveu reçoit régulièrement des lettres d’intimidation. Depuis plusieurs mois, ce propriétaire terrien, également maraîcher bio, affronte l’hostilité d’une partie du milieu agricole. Sa faute ? Il a fait condamner un éleveur de bovins, qui exploite 12 ha de ses terres, à lui verser 170 000 € après un brutal élagage de haies.

Arbres centenaires

« Un simple entretien », justifient l’éleveur et ses défenseurs, les Jeunes agriculteurs et la FDSEA d’Eure-et-Loir. « C’était un abattage de 178 arbres autour de la parcelle et notamment sur une haie de 120 m, s’insurge Philippe Neveu. Des arbres centenaires, qui mesuraient jusqu’à 1 mètre de diamètre, ne vont pas repousser. Ils formaient des allées couvertes. Il ne reste plus que quatre trognes… »

Pascal Trécul, l’agriculteur auteur du brutal élagage, avait pourtant signé un bail stipulant qu’il devait garder les haies en l’état. Mais, souvent parce qu’elles sont vécues comme une gêne à l’activité agricole, la tendance à l’arasement est forte. « L’abattage des arbres lui a aussi permis de dégager un stock de cinquante stères de bois. À 50 €, le stère, faites le calcul. » Dans le Perche, des kilomètres de haies, utiles à la biodiversité, ont déjà disparu.

Une atteinte au paysage

Pour empêcher un arrachage, la haie doit avoir été classée dans un plan local d’urbanisme communal ou intercommunal. « Peu de communes y ont recours », reconnaît Jean-Pierre Gérondeau, président du parc naturel régional du Perche.

Mais, le 1er octobre, la Cour de cassation a frappé fort en reconnaissant à Philippe Neveu un préjudice environnemental. Les juges ont évalué l’atteinte au paysage à 125 000 €. Ils ont repris l’évaluation d’un expert de l’Office national des forêts.

Bail résilié

Avec les coûts de remplacement, les frais et dépens du procès, le fermier a été condamné à un total de 170 000 €. Un record. Son bail a aussi été résilié. « C’est une mesure de sauvegarde, car les autres prés de la ferme sont aussi bordés de 120 trognes centenaires… », rappelle Philippe Neveu.

Mais la guerre n’est pas éteinte. Le profil de Philippe Neveu agace : un néorural qui exploite, certes, les terres de ses aïeux, mais un diplômé en gestion à Dauphine et agriculteur bio de surcroît… Du coup, la commune entend refaire le bornage du chemin, pour revendiquer la propriété des haies litigieuses.

Un appel aux dons, relayé sur les réseaux sociaux, a déjà permis de récolter 80 000 € au profit de l’éleveur condamné.

Guillaume LE DU.

 

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