L’Arbre indispensable était présente le 26 septembre dernier à la Ferrandière, pour une première visite de repérage du bocage en vue de la réalisation d’un plan de gestion. Sur ce site d’une dizaine d’hectares situé à Montreuil le Gast, la communauté de communes du Val d’Ille est intervenue pour permettre l’installation d’une agricultrice bio (bière artisanale). Le plan de gestion du bocage va être élaboré par le Val d’Ille, avec le souhait de viser une valorisation du bois la plus noble possible en fonction de la qualité des arbres. L’association apporte son expertise pour notamment mettre en relation les caractéristiques des arbres avec leur usage possible.

Le bocage de la Ferrandière se distingue dans le paysage par des haies sur talus majestueuses, situées le long d’un chemin de randonnée. On y trouve plusieurs arbres remarquables, comme un châtaignier de 4m de circonférence ou encore deux merisiers d’au moins 60cm de diamètre pour 5 à 6m de bille. Le châtaignier, bien adapté à la station, est dominant. Les haies sont globalement vieillissantes avec de nombreux arbres sénescents, montrant des descentes de cime.

Un enjeu important est de parvenir à régénérer le bocage tout en préservant ses différentes fonctions. La tâche est d’autant plus difficile que, comme souvent, il manque les classes d’âge qui sont censées assurer la relève des arbres parvenus à maturité et qui nécessitent d’être exploités, à la fois pour optimiser leur intérêt de production, mais aussi pour rajeunir le peuplement et restaurer progressivement sa « valeur constante ».

Abattre des arbres pour préserver la haie… Toute intervention nécessitera une communication à destination des élus et des habitants. On peut penser que les coupes devront être échelonnées dans le temps. Il sera important aussi de prendre en compte les assolements prévus par l’agricultrice. Actuellement, l’émondage n’ayant pas été réalisé à temps, le volume des branches basses et des houppiers pénalise les cultures.

En tout cas, ce premier repérage a montré que la confrontation de plusieurs points de vue (forestier, charpentier, naturaliste…) était nécessaire pour faire le meilleur choix possible, en prenant du recul à l’échelle de la haie et non seulement de l’arbre.

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