Beaucoup de gens considéraient cette haie comme très belle. Elle faisait partie du parcellaire immédiat d’un ancien manoir disparu à ce jour. Après un entretien drastique, comme il s’en voit souvent, on perçoit mieux son mauvais état. A première vue, il n’y a pas de relève.

En partant de la gauche (1), il y a une jeune émonde peu vigoureuse.

Puis (2) une émonde dont on a laissé un gros tire-sève qu va reformer une tête; c’est une pratique qui s’est développée depuis une trentaine d’années, une mauvaise solution car le système racinaire n’est pas adapté à cette nouvelle conformation. L’arbre endure une prise au vent plus forte et, l’âge faisant, la sève n’arrive plus à monter. Autre problème: la coupelle reformée va empêcher le développement des jeunes pousses, aussi bien sur le tronc (en inhibant les bourgeons dormants) que sur le talus.

(3) Châtaignier presque deux fois centenaire, à l’agonie, qui aurait dû être exploité à 3 m3 de bille.

(4), (5), (6) Tilleuls traités en émonde, très vigoureux (tire-sève trop gros).

(7)Très gros châtaignier que l’on aurait pu considérer comme remarquable, 4m de circonférence à 1,30 m du sol. En bout de course, les gourmands au collet indiquent qu’il « appelle le bûcheron ». Une grosse partie de sa ramure a été tronçonnée. Il aurait pu rester en l’état car il produit des gros fruits et est connu des ramasseurs de châtaignes.

(8)Tilleul en émonde, le tire-sève n’était pas nécessaire.

(9)Encore un vieux châtaignier qui ne fera pas de planches, lui aussi appelle le bûcheron depuis longtemps.

(10)Beau chêne de haut jet encore exploitable; plus de 2 m3 de bille, possibilité d’en extraire une poutre de 8 m.

Bien sûr, exploiter des arbres feraient de grands vides… mais le problème est surtout qu’il n’y a pas de régénération pour les combler! Ces arbres finiront bien par tomber un jour ou l’autre, même si ce n’est pas par le fait d’une tronçonneuse. Il est très difficile de régénérer ces haies car il manque plusieurs classes d’âge.

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