Bernard Beaudouin écrit dans l’Age de faire et dans Bretagne durable de ce mois-ci.

« Le pays de Brocéliande fait penser à la forêt. Économiquement, on pourrait imaginer une activité autour de cette ressource locale. Autrefois, tous les villages ou presque avaient leur scierie et il y avait  une utilisation effective du bois. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une scierie sur le territoire. Certes, notre forêt de Brocéliande n’est pas réputée pour la qualité de son bois, mais de là à tout mettre au feu, il y a une différence.

Je pense qu’il est nécessaire de créer une structure pour changer cette tendance. La meilleure valorisation du bois est l’utilisation de cette ressource en bois d’œuvre. Et pour assurer une qualité, un plan de gestion de la ressource est aussi nécessaire.

On se plaint de la désindustrialisation et là encore, da ns ce secteur, on préfère importer des bois du nord (Scandinavie), d’Afrique, d’Indonésie, d’Amérique du sud plutôt que d’exploiter nos ressources. Comment expliquer qu’en moins de 30 ans, tous nos arbres n’ont plus d’autres valeurs qu’en énergie.

On parle aussi de commerces et de pratiques équitables. Les ressources sur notre planète ne sont pas illimitées et on ne pourra pas continuer à gâcher ce qui est à notre portée tout en allant piller ailleurs. D’autant qu’il y a quand même quelques beaux spécimens bois par chez nous.

Évidemment, on ne peut pas se battre contre des moulins (contre le marché !!!), mais en recréant ou en favorisant l’implantation de structures localement pour valoriser ce bois, cela pourrait contribuer à la création de revenus complémentaires.

Il est nécessaire de planifier la ressource, tant pour le bois énergie que pour le bois d’œuvre. »

Vers un projet d’entreprise pour valoriser le bois de Brocéliande / Bernard Beaudouin/ décembre 2012

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