Il y a quelques mois, Bernard Beaudouin, menuisier, contacte la Chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine. Il lui fait part de son projet de mettre en place un réseau local de valorisation du bocage en bois d’œuvre (Pays de Brocéliande), avec comme pivot une scierie de proximité. La Chambre d’agriculture accroche au projet et, de fil en aiguille, ce dernier prend de l’ampleur.

Le 10 décembre, l’arbre indispensable a participé au premier comité de pilotage de l’étude « la ressource agricole en bois d’œuvre : un potentiel à valoriser ? ». Cette étude retient une forte attention puisque le CRPF, le Conseil général, la DRAAF, le SMPBR, etc. ont également répondu présents à l’invitation de la Chambre d’agriculture.

Une étape importante va consister à mieux connaître la ressource locale, à travers notamment des enquêtes de terrain et des entretiens. Outre les haies, la filière pourrait inclure les petits boisements, qui font aussi partie du bocage et dont les propriétaires ne peuvent plus valoriser de façon douce les arbres arrivés à maturité, par manque de scierie.

Les participants ont insisté sur l’importance de ces diagnostics, qui doivent être quantitatifs (présence / absence de haie) mais aussi qualitatifs (essences, structure de la haie, classes d’âge, présence de régénération naturelle, etc.). Réalisé à l’échelle d’une exploitation agricole ou encore d’une commune, ces diagnostics permettront d’élaborer des plans de gestion, nécessaires à la fois pour produire des arbres de qualité et pour préserver ou plutôt restaurer le bocage.

En effet, même quand les haies sont encore présentes, les arbres sont souvent tous du même âge et vieillissants. Pour se maintenir, notre bocage doit se régénérer, et de façon naturelle. Mais les connaissances et les usages se sont perdus et il va falloir expérimenter.

Un projet qui démarre bien et dans lequel l’arbre indispensable va continuer de s’impliquer.

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