Source : article Ouest-France du 13/12/2015

M. M. Lemoine, de Brielles (Ille-et-Vilaine) :

« J’ai été profondément atteint par l’information parue dans Ouest-France. du 29 octobre 2015 qui m’apprenait la mise en vente des forêts domaniales d’une surface réduite mais atteignant quand même 145 ha pour la forêt de Bellebranche, bien qu’en l’occurrence, il s’agisse plus de principe que de surface.

Les pics qu’ils soient noirs, verts ou épeiches ne sont pas les seuls à s’intéresser à nos forêts en général et à nos Domaniales plus particulièrement. Une autre faune rôde également autour des Domaniales, elle recrute parmi les affairistes qui ont déjà demandé la levée des contraintes qui pèsent sur l’exploitation commerciale des bois et ce, depuis des années, ce qui sous des apparences relativement anodines se traduirait par la suppression du Code forestier. La forêt sans Code forestier, ce sont nos routes sans Code de la route. Sans Code forestier : c’est le pillage assuré. Il serait alors probable de pouvoir dire adieu à l’accueil du public, la protection de la nature, le renouvellement rationnel des peuplements exploités, la vente de Domaniales va dans ce sens. Des progrès heureux réalisés à l’ONF, l’office national des forêts, en direction de la Protection de la Nature sont à noter ces dernières années. Il est prévisible que si cette brèche (vente) était ouverte, le monde de la finance s’y engouffrerait puis, ensuite, sous des prétextes à mettre au point par des spécialistes de la communication la surface des Domaniales offertes à la vente serait largement accrue.

Une forêt, c’est du vivant, un vivant évolutif qui appartient au patrimoine commun, parfois elle s’inscrit dans une page d’Histoire, la petite ou la grande voire les deux, d’elle émane un peu de mystère, de poésie. On ne vend pas une Domaniale (ou non) comme on pourrait le faire d’une usine de mise en boîtes de petits pois. »

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