Source : Article Ouest-France du 23/02/2017 

Aux abords de la rue Nantaise, la maison masque les remparts des Portes Mordelaises. La Ville fait le point sur le dossier.

L’association l’Arbre indispensable souhaite préserver une maison à colombage de XIXe siècle, située aux abords de la rue Nantaise. Cette bâtisse, qui abrite aujourd’hui le centre de remise en forme l’Orange Bleue, masque des pans de mur des Portes Mordelaises, que la ville veut découvrir. Ce qui aurait pour conséquence la démolition de la maison. L’Arbre indispensable a proposé, dans notre édition du lundi 20 février, que la maison peut être démontée pour être remontée ailleurs.

La Ville a souhaité apporter les éléments suivant en réponse à la proposition de l’association : « Le projet est daménager une promenade urbaine le long des Portes Mordelaises et des remparts de la ville médiévale, de la rue de Juillet à la place Maréchal-Foch. Ce nouvel espace public, dont le cheminement suivra le tracé et le nivellement des douves, offrira aux Rennais et aux visiteurs une promenade entre histoire et ville contemporaine. Avec un aménagement paysager qui prendra en compte les résultats des études archéologiques, la Ville entend mettre en valeur et rendre accessible à tous le patrimoine historique et monumental constitué par les portes Mordelaises et les vestiges des remparts. »

500 000 €

Sur le démontage de la maison, la Ville précise. « Lassociation a pris contact pour la première fois avec la Ville le 14 février 2017. Leurs propositions seront étudiées dans le cadre global du projet. Par ailleurs, la Ville a envisagé la possibilité du démontage de cette bâtisse depuis que le projet daménagement des abords des Portes Mordelaises est à létude. Conduit en lien étroit avec larchitecte des Bâtiments de France et lInrap, ce projet vise à mettre en valeur le patrimoine et lensemble de la programmation est donc conçu dans cet esprit. »

Il existe aujourd’hui un contentieux entre le locataire de la maison (le centre de remise en forme) et le propriétaire. Selon nos informations, quand ce contentieux sera purgé, la Ville préemptera pour acheter la parcelle, puis découvrir le mur. Le démontage a d’ailleurs été évalué à 500 000 €.

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